lundi 8 février 2010

Le Ragtag

Derrière ce nom, ce cache un petit cinéma qui se situe en plein centre ville de Columbia. Ceci est déjà original pour une ville américaine du Mid-west, en effet, les centre-villes ne sont pas censés abriter ce que je qualifierai de "vie nocturne" à savoir l'agitation provoquait par les habitants lorsqu'ils ont fini leur journée de travail. Normalement, cette vie se trouve plus à la périphérie, proche des grandes routes. J'en avais d'ailleurs déjà un peu parlé avec Kansas City. En tant que bon français et ne pouvant associer la vie nocturne qu'avec un centre-ville, j'ai donc décidé de n'en faire qu'à ma tête et une fois encore, le fait de jouer la forte tête me réussit bien.

Après avoir tenté le Holliwood Theater qui se trouve non loin de chez moi, pour Avatar, j'ai sous les conseils d'Armelle rapidement reporté mon intérêt vers le Ragtag. Ce cinéma correspond en effet à ceux que j'appréciais sur Caen, à savoir le café des images (qui est à Hérouville-Saint-Clair et non pas à Caen même, je sais...) et le LUX. Comme eux, le Ragtag propose des films provenant de tout les pays et ceux-ci sont obligatoirement en VO sous-titré (sauf les américains et anglais bien sûr). Un bar sympa (même si je ne m'y suis pas encore vraiment attardé) se trouve avant les deux salles et il est possible de prendre de quoi boire ou manger et d'emmener le tout pour la séance. Les deux salles sont biens et loin des esprits grands cinémas. Pour s'assoir nous pouvons profiter si on arrive assez tôt de nombreux canapés ou, si la salle est déjà bien pleine, de sièges. Avant la projection du film, un des employé (pas laid et qui semble "être de la famille") nous fait un petit résumé des autres films qui passent actuellement au cinéma afin de nous donner envie de revenir. Enfin, au niveau tarif, la séance coûte 8$50 lorsqu'on a pas de tarifs réduit (ce qui est mon cas), à savoir un peu plus de 6€.

J'ai pour l'instant assisté à deux films.
Le premier c'était dimanche 31 janvier. On avait prévu d'y aller le samedi soir mais nous avons avec Armelle et Rebekah beaucoup blablaté au restaurant et, à cause de cela, loupé la séance (je pense que personne n'est étonné du fait que j'ai pu blablater suffisamment pour qu'on puisse louper la séance). Le film était "Broken Embraces". Derrière ce titre américain, se cache en fait "Los Abrazos Rotos" le dernier film de Pedro Almodovar. Désolé pour les non-anglophones et non-hispanophones, je ne connais pas le titre exact français, je pense cependant qu'une traduction littérale pourrait fonctionner.
L'histoire est excellente et comme d'habitude avec Almodovar, que ce soit la réalisation, le jeu des acteurs, le son ou la photo, tout s'emboite à la perfection pour donner une oeuvre d'art cinématographique (j'exagère peut être un peu, mais en tant que grand Fan de ce réalisateur, je n'ai jamais été déçu). Les critiques ont énormément vantaient Penelope Cruz, la nouvelle muse du réalisateur, et je trouve cependant dommage qu'ils n'aient pas fait de même pour les autres acteurs qui le méritaient. Conclusion, je ne peux que vous conseiller vivement d'aller voir ce film si vous arrivaient à le trouver près de chez vous. Bien entendu, la VO est de rigueur.


La seconde séance était samedi 6 février (on a pas fait de resto avant ce qui a évité le problème de la semaine précédente... On apprends de ses erreurs ^^).
Dernier film réalisé par Tom Ford, "A Single Man" (qui sortira en France fin février si je ne me trompe pas) raconte l'histoire d'un homme qui essaye de vivre après le décès accidentel de son compagnon avec qui il a vécu pendant 16 ans. Colin Firth et Julianne Moore se partage l'affiche du film dont le résumé est tout pourri et reflète vraiment très mal l'histoire. Je vais donc faire le mien qui sera peut être tout aussi mauvais:
Durant une journée, on suit George (Colin Firth) professeur d'université (même si après une discussion avec un américain, je sais que le terme "College" ne correspond pas exactement à notre université, il n'y a pas d'équivalent en Français) qui semble depuis la mort de son partenaire s'être battu tous les jours pour garder le goût de la vie. Durant la journée, on rencontre sa "confidente" Charley (Julianne Moore) qui l'aide à passer ce moment difficile. Alors que George semble s'enfoncer de plus en plus dans le désespoir (ce qui est magnifiquement mis en scène par Tom Ford), il se fait poursuivre par un de ses élèves, Kenny (Nicolas Hoult), complétement "perdu" et qui pense pouvoir trouver chez son professeur d'éventuelles réponses à ses questions existentielles. Ce film pas du tout morbide montre merveilleusement ce que peuvent vivre les personnes qui se retrouvent subitement seules suite à un malheur. Je le conseille aussi très fortement.
Oups, j'ai oublié de préciser quand l'histoire se déroule. Celle-ci prend place au début des années 60 au moment de la crise de cuba. Il est impossible de louper l'époque, d'abord parce qu'un des collègues de George lui parle de la crise de Cuba, ensuite car les véhicules sont tout a fait d'époque mais surtout, car une attention particulière a été apporté aux vêtements. Pour ce dernier point cependant, je tiens à prévenir les âmes sensibles. Le pauvre Kenny se promène en effet une grande partie du film avec un "magnifique" pull Angora de "très bon goût". Je pense que ce pull n'était pas essentiel et aurait pu m'épargner des cauchemars ^^

Je continuerai à faire des notes sur les films que je verrai au Ragtag mais vous devrez attendre le mois de mars bien entendu.

3 commentaires:

  1. j'apprécie ce genre de ciné et ces films .... je me souviens d'avoir suivi tout le cycle des films italiens en vo au Lux.

    RépondreSupprimer
  2. Moi je garderai un énorme souvenir d'aller voir Interstella 5555 au café des images!!
    Fred

    RépondreSupprimer
  3. je l'ai pas vu au ciné et je regrette.
    J'ai cependant profité d'un son surround quand je l'ai vu donc je n'ai pas eu de perte audio, c'est déjà ça.

    RépondreSupprimer