jeudi 29 octobre 2009

Etats-unis vs France le match retour

Je suis en général connu comme un gars qui ne perds rien d'important (à l'inverse d'une amie qui a la facheuse manie de perdre son badge lui permettant de manger le midi... je tairai son nom. C. je pense à toi bien entendu.). Ceci n'est pas vraiment dû à une méthode de rangement particulière, ceux qui me connaissent le mieux savent qu'à part pour les livres, l'ordre n'est pas vraiment ma spécialité, mais surtout car lorsque je pose quelque chose d'important quelque part, je me souviens toujours où (même si parfois pour le récupérer je dois déplacer 1 tonne de document qui se sont retrouvés au-dessus avec le temps).
Je pense que cette habitude remonte à lorsque j'étais tout petit au temps où j'empruntais des livres à la bibliothèque et que mon livre préféré de l'époque ne put être ramené car il avait "disparu". Les enfants emploient souvent cette remarque lorsqu'ils ont perdu quelque chose et qu'ils ne veulent pas l'admettre, cependant je savais que je ne pouvais pas avoir perdu ce livre, il était trop important à mes yeux. Malgré toute ma bonne foi, sans preuve, on me força à racheter le livre et humiliation ultime pour moi, à m'excuser d'avoir égaré un objet de connaissance. Du haut de mes 6 ans, je m'étais donc promis de ne plus jamais avoir à subir cela d'où mon obsession pour savoir ce que je fais de mes affaires importantes.
Petite info pour ceux qui se demandent ce qu'il est advenu de "Jacques et le Haricot magique". Le livre fut retrouvé 11 ans plus tard bien rangé dans le tiroir du bureau parental où il avait atteri, suite à l'intervention du propriétaire du tiroir qui craignait que je puisse l'oublier le lendemain en allant à la bibliothèque.

Bien entendu à l'époque les objets à ne pas égarer était comme ce livre (Jacques et le haricot Magique) des prêts de bibliothèque ou d'école. En grandissant, cela a bien évolué et je porte une attention particulière à mes papiers d'identités, cartes banquaires et autres "trucs" de grand, un peu comme tout le monde. Quel ne fut donc pas ma surprise ce matin lorsqu'ouvrant mon portefeuille, je n'y trouvais pas ma carte de retrait US. Un simple exercice mental me rappela où je l'avais employée la dernière fois et où elle avait pu tomber. Après avoir refait le parcours à l'envers aucune trace de ma carte, un admirateur secret a dû la conserver, celle-ci comportant une photo de moi. Il a bien fallu que je me fasse une raison, porter opposition et en commander une nouvelle. La démarche en Français n'étant déjà pas simple, je me suis dit que j'étais foutu.

Je suis donc passé à ma banque ce midi (dernier endroit d'ailleurs où j'avais sorti ma carte) pour faire les deux étapes d'un coup.
Après avoir expliqué mon soucis à l'hôtesse d'accueil (ou aiguilleuse), celle-ci me dit qu'il fallait que je vois avec une employée et non pas au guichet. Je me suis assis tranquillement en me disant que j'allais y passer 2H.
La longue attente (la charmant dame s'en est d'ailleurs excusée) a duré 4 minutes. Les explications pour savoir quel type d'opposition je voulais faire et l'opposition au maximum 2 minutes et la demande d'une nouvelle carte 3 minutes supplémentaires. En bref, il m'a fallu 10 minutes après avoir expliqué mon soucis pour tout régler. On peut dire ce que l'on veut, les banques américaines ne sont peut être pas les plus intelligentes quand il s'agit de jouer en bourse mais au niveau du service clientèle, elle mérite un applaudissement.
Cerise sur le gateau, je ne vais pas attendre pendant 2 semaines le temps de recevoir ma nouvelle carte en me déplorant de ne pas pouvoir faire d'achat. Et non, j'ai reçu immédiatement une carte temporaire qui a été activée aussitôt pour moi et qui a toutes les fonctions de ma futur nouvelle carte. C'est pas en France qu'on ferait ça.

Conclusion pour le match retour : US 1 - France 0

dimanche 25 octobre 2009

Décalage horaire 6H/7H, on s'y perd...

Grande nouvelle, pendant tout une semaine, nous n'avons plus que 6H d'écart (sauf pour certains qui ne sont pas à GMT+1, par ex Lucie, Laurent et Elyse). Je n'ai pas bougé du Missouri et je vous rassure aucun paradox temporel n'intervient durant cette dernière semaine d'octobre ni aucune intervention démoniaque à l'approche d'Halloween non plus.

En fait, c'est très simple, vous avez changé d'heure cette nuit (pour ceux qui n'ont pas fait le changement, profitez de ce petit rappel ^^) comme quasiment tous les pays qui effectuent traditionnellement ce petit rituel.
Je ne fais pas parti des 3 états US qui ne changent pas d'heure mais pour une obscure raison que je ne connais pas, les états-unis changent d'heure durant le premier dimanche de novembre, donc dimanche prochain.
Ceci explique donc pourquoi durant cette semaine, nous serons virtuellement un peu plus proche. ça a donc au moins un avantage.

jeudi 22 octobre 2009

Je veux revoir ma Normandie...

Malgré le titre de la note, je n'ai pas le mal du pays. Bien entendu, famille et amis me manquent (et surtout ceux que je considère faisant partis des deux donc les amis qui "forment" ma famille et ceux de ma famille qui ont gagné le statut d'ami), mais je ne regrette pas d'être aux états-unis. Cette note va d'ailleurs expliquer pourquoi je ne chanterai surement jamais cette chanson ici.

En fait, si je ne m'arrête qu'au paysage et au temps, je suis en Normandie (le premier qui dit qu'il pleut tout le temps ici, je lui envoie Léon). J'ai déjà comparé le "panorama" de Columbia dans petite balade donc vous savez qu'il est proche de la Basse-Normandie.

Je tiens ce soir à parler un peu du temps. Celui-ci est très changeant. Par exemple, je me suis couché hier soir en me disant que ce matin j'irai me faire un petit footing (malgré mes ampoules) et il ne m'a fallu que 2 secondes pour laisser tomber cette idée en me réveillant. Et oui, il pleuvait des cordes et j'avoue que le fait de me retrouver complétement mouillé en plus d'avoir mal au pieds a douché mon enthousiasme. Autre petit exemple, la semaine dernière la température moyenne en journée était de 6°C avec un sublime ciel bleu et aucun vent, un parfait temps d'hiver. En début de semaine, le ciel et l'absence de vent n'avait pas bougé mais la température était de 24° donc un temps de fin de printemps ou d'été en Normandie. Le plus étrange est que le Missouri est loin de montagnes ou d'océan qui aurait pu expliquer ces rapides fluctuations.
Je peux donc dire que sans en connaître les raisons, le temps du Missouri est identique au temps Normand.

mercredi 21 octobre 2009

Petite Balade

Alors que j'étais tranquillement parti pour faire une petite balade en courant d'un petit mile afin entre autre de découvrir le secteur au sud de mon appartement, je me suis laissé emporter par mon enthousiasme.
Il faut aussi admettre que je n'avais pas encore couru depuis mon arrivée ici et que sans que je ne m'en sois rendu compte, cela devait me manquer. J'ai donc d'un pas décidé continué sur ma lancée dans le but de découvrir où se trouver le Wallmart qu'Ali disait le plus proche de chez moi.
Je n'ai cependant pas couru continuellement car à chaque grande intersection (4), j'ai dû m'arrêter, d'une part car il est préférable d'attendre le feu vert pour traverser (et parfois cela peut durer longtemps) mais aussi car je voulais être sur de ne pas partir vers une mauvaise direction.

Pour les Normands et les connaisseurs, on peut comparer Columbia et ses environs à la Suisse normande. Pour les autres, il suffit de savoir que ce n'est qu'un enchainement de collines et de vallons. C'est très joli mais faire des balades (en courant ou en vélo) peut être beaucoup plus difficile que ce que l'on pense car les dénivelés sont très important. Par contre, on a la chance de croiser facilement la faune typique en courant tôt le matin (avant le lever du soleil), j'ai ainsi vu 2 cerfs à queue blanche. Le second était d'ailleurs suffisamment prêt pour que je puisse lui sauter dessus.

Finalement, ma petite balade s'est transformée en moyenne balade de 4.2 Miles (merci Google maps pour le calcul des distances). Seul soucis, j'avais oublié les conseils de mon podologue quand il m'avait remis mes semelles, à savoir de limiter les distances au début afin que mes pieds s'habituent à des frottements que je n'avais pas avant. Résultat, me voici avec deux superbes ampoules qui me prennent toute la tranche intérieure de chaque pied. La prochaine fois, j'y penserai et je modérerai mon enthousiasme. Bien que vu le plaisir et le bien être que je retire de cette balade, rien n'est moins sûr.

Horloge biologique

La semaine dernière quelle ne fut pas ma joie de découvrir que j'avais enfin fait une nuit correcte. Pour la première fois depuis mon arrivée aux états-unis, j'avais réussi à m'endormir à une heure raisonnable (1.30 AM) et m'étais réveillé à l'heure que je souhaitais à savoir 7H45. Ceci dura exactement 3 jours.

En effet, arrivé au Week-end, une fois encore, je n'ai pas réussi à trouver le sommeil avant 3/4 H du matin. Étant souvent décalé le Week-end en France et dormant plus qu'en semaine, je ne me suis pas inquiété et j'ai mis cela sur une "vrai" adaptation à ma vie américaine, à savoir des semaines régulières et un décalage le samedi et le dimanche.
Seul problème depuis lundi, mes nuits sont redevenues une fois encore chaotiques. Je n'éprouve plus de sensation de fatigue en milieu d'après-midi mais arrivé à l'heure de me coucher (8H du matin en France), je suis en pleine forme tout de même et il m'est impossible de dormir après 5 AM (midi pour vous amis français) sachant que je me réveille une ou deux fois dans la nuit.

A force de tourner en rond dans mon non-lit, aujourd'hui j'en ai eu marre et j'ai donc décider de me lever réellement. Cela ne sert à rien de rester couché à lutter contre le réveil, je perds. Ce n'est pas grave, je vais profiter de cet augmentation de la plage active de mon emploi du temps pour mettre plus souvent à jour ce blog et s'il me reste encore un peu de temps avant de me préparer pour aller au travail comme aujourd'hui, je vais sortir courir.

jeudi 15 octobre 2009

IgNobel

Voici une petite note sur l'actualité de la semaine dernière.
Comme tous les ans, j'ai été heureux de découvrir qui gagnerait le petit pactol des prix nobel (1.000.000 de couronnes suédoises par prix) et pour quelles raisons. Je m'intéresse à toutes les récompenses, sauf à la littérature qui j'avoue me passe un peu au dessus de la tête.
En physique et chimie, cet intérêt est principalement professionnel, en médecine et pour la paix, c'est surtout de la curiosité. Pour la médecine, ma curiosité porte plus sur les réalisations qui ont motivé le prix Nobel alors que pour le prix Nobel de la paix, je suis autant intéressé par le/la nominé(e) que son œuvre.
J'ai donc été comme de nombreuses autres personnes étonné en apprenant que cette année le gagnant était Barack Obama. Je ne mettrais pas en doute son parcours, ses compétences ni ses convictions, mais avec une guerre encore en route (Afghanistan), je ne suis pas sûr qu'il mérite déjà cette récompense.
Aung San Suu Kyi avait tout de même "lutté" pendant plus de 3 ans avant de recevoir cette récompense et Nelson Mandela avait agi pendant plus de 40 ans (dont plus de la moitié en prison) avant d'arriver avec l'aide de De Klerk à ce que l'apartheid se termine. J'espère que comme le comité du Nobel l'a précisé en annonçant leur délibération, cela ne fera que renforcer les convictions du gagnant comme cela a pu être le cas pour certains de ces prédécesseurs. J'apprécie en tout cas le don de son prix à des œuvres de charité (j'aimerai bien savoir lesquelles cependant).

Laissons donc de côté les prix Nobel et parlons un peu plus des IgNobel (en anglais, la prononciation est la même que pour le mot "ignoble").
Ce sont des récompenses sans prix (peut être juste un prix symbolique) qui mettent en avant tous les ans, depuis presque 20 ans, des travaux de recherche ou actes (pour la paix ou l'économie par exemple) qui ne doivent pas ou ne devraient pas être reproduits. Ceci s'oppose au principe scientifique de la reproductibilité des résultats. Ces récompenses satyriques ne sont pas obligatoirement sur des thèmes idiots ou inutiles, ainsi certains IgNobel ont récompensés des travaux ayant des débouchés mathématiques incroyables. Cependant, la formulation des travaux pouvaient facilement créer sourires et rires ce qui expliqua la récompense. Hormis donc de rares cas, les gagnants méritent cependant souvent leur récompense. Le but n'est cependant pas de ridiculiser des chercheurs (pour les récompenses scientifiques), mais surtout une fois le fou rire passé de réfléchir un peu et de voir peut d'être d'éventuelles raisons ou applications à leurs travaux.

Je vous propose une petite sélection (une catégorie par an sur les 10 dernières années) des prix qui m'ont le plus marqué :

  • 2009 - Médecine : à Donald L. Unger, de Thousand Oaks, pour avoir enquêté sur une cause possible de l'arthrite des doigts, en faisant craquer les doigts de sa main gauche (mais jamais ceux de la droite) tous les jours pendant plus de soixante ans.
  • 2008 - Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.
  • 2007 - Linguistique: Juan Manuel Toro, Josep B. Trobalon et Núria Sebastián-Gallés de l'Université de Barcelone, pour avoir montré que les rats sont le plus souvent incapables de reconnaître la langue japonaise de la langue néerlandaise dans un discours diffusé à l'envers.
  • 2006 - Chimie : Antonio Mulet, José Javier Benedito et José Bon de l'université de Valence, (Espagne) ; Carmen Rosselló de l'université des îles Baléares (Espagne), pour avoir mesuré la vitesse des ultrasons dans le fromage Cheddar en fonction de la température.
  • 2005 - Physique : John Mainstone et Thomas Parnell, université de Queensland (Australie), pour avoir observé s'égoutter du goudron solidifié dans un entonnoir, au rythme d'environ une goutte tous les neuf ans, depuis 1927.
  • 2004 - Économie : Le Vatican, pour avoir sous-traité des prières en Inde.
  • 2003 - Multidiscipline : Stefano Ghirlanda, Liselotte Jansson, et Magnus Enquist de l'Université de Stockholm, pour leur rapport « les poulets préférent les beaux humains ».
  • 2002 - Paix : Keita Sato, Matsumi Suzuki, Norio Kogure (Japon) pour la promotion de la paix et de l'harmonie entre espèces en inventant le « Bow-lingual », une machine de traduction automatique entre les hommes et les chiens.
  • 2001 - Technologie : conjointement décerné à John Keogh de Hawthorn, État de Victoria, Australie, pour avoir breveté la roue en 2001, et au Bureau australien des brevets qui lui a accordé le brevet d'innovation numéro 2001100012.
  • 2000 - Informatique : Chris Niswander de Tucson, Arizona, pour l'invention de PawSense (Sensation de Patte, NdT), logiciel qui détecte si un chat marche sur le clavier de votre ordinateur.

Pour ce dernier prix, je suis sûr que ce logiciel pourrait être utile du côté de Menilmontant. J'avoue que pendant ma rédaction de thèse, lors d'un catsitting, le logiciel aurait donné de nombreuses indications sur qui avait écrit plusieurs paragraphes de ma thèse (paragraphes que je n'ai pas conservé après relecture...)

Le choix a été très difficile.
Pour ceux que ça intéressent je vous propose d'aller voir tous les prix sur la page wikipédia correspondante :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig_Nobel

En opposition au prix de Barack Oboma, je tiens tout de même à mettre en avant le fait que nous aussi, Français, avons eu un président décoré d'un prix de la paix pour la dénucléarisation.
Mais là où M. Obama a eu le Nobel (en partie pour son action à l'ONU sur ce sujet), M. Chirac a reçu l'IgNobel. C'était en 1996, pour sa glorieuse idée de faire les derniers essais nucléaires français (idée excellente) et de l'annoncer en juin 95, 50 ans exactement après les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki. Y'a pas à dire, on est fort en France pour ce qui est de gérer un calendrier.

mardi 13 octobre 2009

France vs Etats-unis - l'administration

Voici un petit match entre mon pays d'origine et mon pays actuel. Enjeu de la rencontre, découvrir qui des deux possède la pire administration.

Après un accueil incroyable à mon hôtel, je ne pouvais qu'espérer que l'administration américaine soit aussi compétente que l'hôtesse d'accueil. Et en toute franchise mes espoirs ont été réalisés.

Le lendemain de mon arrivée au Missouri, donc mon premier jour de travail, Ali m'a conduit au département de la sécurité américaine. Le but, obtenir un numéro de sécu (SSN) qui sert principalement à l'identification ainsi qu'à pleins de petits trucs pour les américains. J'ai dû attendre pendant au moins 10 bonnes minutes pour être reçu alors que je n'avais pas de rendez-vous. Ces minutes m'ont juste suffit pour trouver un formulaire et le remplir. La personne qui s'est occupée de moi n'a pas pris 25 pauses café durant notre discussion et a répondu à toutes mes questions, soit avec une hypocrisie incroyable, soit avec un vrai sens du service (vous savez, le truc qui a disparu en France il y a au moins 50 ans). Elle m'a informé que malheureusement, je ne pourrais avoir ma carte de sécu que d'ici un mois, le temps de faire les contrôles habituels (je l'ai eu au bout de 3 semaines).
Première partie du match - la sécu : France 0 - US 1

Etape suivante, le département des "benefits" de la fac, vous savez, le truc qui gère les avantages qu'on peut avoir à être embauché à un endroit. Pour moi cela consiste principalement à s'occuper de ma couverture sociale, on peut donc le mettre en parallèle d'un mix sécu/mutuelle. Accueil immédiat, obtention d'un formulaire à remplir et à retourner par fax ou courrier accompagné d'un DVD contenant toutes les explications sur comment remplir le document et à quoi sert chaque chose ainsi que d'une ligne directe avec la personne qui m'a accueilli au cas où j'aurais des questions particulières. Je n'ai pas contacté par téléphone cette charmante dame mais par mail et j'ai eu une réponse 5 minutes après l'envoi de celui-ci.
Deuxième partie du match - benefits : France 0 - US 1
Je n'ai ici pas noté pour la France ma mutuelle car j'ai l'avantage d'avoir ma mère qui s'occupe de celle-ci (c'est tout de même son travail et elle le fait bien) donc je ne pourrai pas être objectif. J'ai donc employé une moyenne de ce que mes amis (et notamment des postdoc) ont pu vivre (subir serait peut être un meilleur verbe).

On peut continuer comme cela longtemps, cependant que ce soit pour l'accueil à l'international center que je peux mettre en parallèle avec les services universitaires lorsqu'on change de fac, le bureau des tax et salaires où l'emploi d'internet et de formulaire pré-rempli fait gagner un temps fou ou tout autre démarche (à la banque ce fut un bonheur), la France est écrasée à plate couture. Elle arrive ainsi à défendre au moins un titre mondial (car dans d'autres domaines, ce n'est pas ça), celui de la pire administration au monde.

Mais comme vous le savez, chaque règle doit avoir une exception. Et j'ai trouvé celle qui s'oppose à la règle qui dit que l'administration américaine est géniale. Cette exception porte le nom de "Barbie". Ok officiellement, c'est Sherry qui travaille dans le département de chimie, mais Barbie lui va mieux (pour le physique mais surtout pour le côté blonde).
Barbie a pour tache de gérer une partie de l'administration du département de chimie. Entre autre, c'est elle qui s'occupe de faire toute la paperasse des postdoc, de les déclarer à la fac pour qu'ils obtiennent leur numéro d'employé grâce auquel on peut obtenir: adresse mail, badge pour entrer dans les bâtiments, accès au réseau internet, accès à la BU et à son proxi et bien entendu les salaires (la vie quoi!!!).
Pour cela, c'est assez simple, quelques documents à remplir, obtention en 2/3 jours de l'employee-ID, suite à cela en une semaine, on est intégré à toute les bases de données de la fac et il suffit de demander par mail un compte sur le serveur de la fac qui nous donne accès à tout.

Enfin, je le sais car LAN, postdoc chinoise qui est arrivée en même temps que moi me l'a dit (hier quand elle a reçu sa paye du mois de septembre que j'espère toucher avant thanksgiving). Perso, je n'ai que mon employee-ID depuis hier (seulement 1 mois après LAN). En effet, Barbie, malgrè le fait que je lui ai dit 3 fois le contraire, que l'international center l'ait appelé pour lui redire et que toute la fac le sait, est restée persuadé qu'il fallait attendre mon SSN pour enregistrer la paperasse (elle n'a d'ailleurs même pas daigner répondre à un de mes mails). Résultat, elle ne l'a fait que lundi dernier (un mois après LAN) et m'a informé aujourd'hui que je n'étais pas encore dans le système informatique...étonnant.

Je ne sais toujours pas si Barbie est totalement incompétente (ça m'étonnerait vu que je suis le seul à avoir des ennuis), fume des pet' avant de venir à la fac ou tout simplement n'aime pas les français (ou moi personnellement). En tout cas, je peux au moins dire que si d'ici la fin de la semaine prochaine elle n'a pas trouvé un moyen de rectifier ses erreurs (et éventuellement s'excuser auprès de moi pour le délai que je n'aurai jamais du avoir), je lui souhaite de vraiment bien s'entendre avec son supérieur sinon elle verra que certains fauteuils sont éjectables...

petite mise à jour :
Ayant discuté avec mon Boss de mes soucis, celui-ci a contacté Barbie pour savoir ce qu'il en était. Elle a eu le culot de lui dire qu'il n'y avait aucun problème de retard à cause de mon SSN et que seul le système de payement avait eu des petits soucis. Dommage mais l'attribution de l'employee-ID est en amont des salaires (merci aux personnes compétentes du campus de me l'avoir dit) donc s'il n'y avait pas eu de problème comme elle le dit, j'aurai dû obtenir mon ID en même temps que LAN... Je sens qu'on va vraiment pas être copain.

jeudi 8 octobre 2009

Le sake

Je n'ai aucunement l'intention de parler d'alcools japonais (c'est ceux qui en parlent le plus qui en boivent le moins). En fait, c'est le nom d'un restaurant japonais dans le centre ville de Columbia.

Ayant une folle envie de sushi mercredi soir, en sortant du labo j'ai dirigé mon vélo dans la direction opposée à celle de mon appart pour rejoindre ce restaurant que j'avais testé durant ma première semaine aux states.

Le cadre ne fait pas du tout japonais, en effet, la salle fait très salon, lumières tamisées et une partie avec des canapés. Au fond, il y a un bar qui encadre la première partie cuisine où des chefs japonais (2) font les sushis. C'est à cet endroit que je me suis installé comme lors de ma première visite. J'ai ainsi la possibilité de voir ce que font les chefs et si je le désire, de discuter avec les employés.
La cuisine n'est pas mauvaise bien que ce ne soient pas les meillleurs sushi (hors Japon) que j'ai mangé. Les tempuras pourraient être parfait mais seul problème, l'huile employée laisse un arrière goût pas top (c'est le même soucis avec les frites au Mcdo, ce qui m'a permis de savoir que cela vient de l'huile), dommage. Il y a aussi de nombreux autres plats mais en 2 visites seulement, je n'ai pas encore eu l'occasion de tout tester. J'ai l'air assez critique comme cela mais je tiens tout de même à dire que seul les restos sur Paris dépassent le sake dans ce que j'ai pu tester et encore pas tous. Cependant, une fois que l'on s'est fait à une certaine qualité, c'est dur de repartir en arrière.
Globalement, mon repas fut sympa, bien qu'un peu cher pour du japonais pas parfait. Je pense que j'irai tester les 2 autres restos jap de Columbia pour voir lequel est le meilleur.

En tout cas, je complimente le service qui bien que fait par des américains (on s'habitue vite au service des restos de Rue Sainte Anne) est très bien. Après, je ne suis pas très objectif car le service en salle est fait par des filles et celui au bar par des mecs. Et j'avoue, que les deux serveurs que j'ai eu pour l'instant m'ont presque autant intéressé que mon assiette. Dommage, rien ne passe au dessus de la cuisine japonaise pour moi.

Petite anecdote :
En commandant ma bière (kirin comme toujours), le serveur m'a demandé une ID-card. J'ai tellement été surpris que je l'ai regardé comme si je ne comprenais pas et il m'a sorti son permis pour me faire comprendre ce qu'il voulait. Je lui ai donc montré mon passport pour qu'il puisse vérifier que j'avais bien au moins 21 ans, en rigolant et en lui disant que j'avais bien compris mais que je n'étais pas du tout habitué à ce qu'on me demande mes papiers pour boire. Lorsqu'il a vu mon âge, il a compris ma réflexion et n'a plus su comment réagir et c'est un des cuisiniers qui l'a aidé en me disant qu'il fallait que je prenne cela comme un compliment. C'est clair que presque 10 ans de moins c'est un sacré compliment, cependant il faut pas abuser non plus je veux bien faire un peu plus jeune mais pas tant que ça.

mercredi 7 octobre 2009

Upgrade

petite parenthèse:
Au début, j'avais l'intention d'appeler cette note "let's go to the mall" en hommage à Robin Sparkles. Cependant, je ne suis pas encore rentré dans le Mall de Columbia donc ce titre serait hors de propos.

Lundi soir, ayant une fois encore raté le coche pour aller au karaté (mon objectif est d'y aller avant fin octobre), j'ai donc pris la direction du Mall de Columbia que j'ai déjà évoqué dans une note précédente. En fait, ce n'était pas vraiment le mall en lui-même qui m'attirait mais un magasin à sa périphérie qui se nomme "MC sports". Après avoir épuré les sites internet durant le WE, j'en avais conclu que le vélo que je désirais était dans ce magasin et pas un autre.
J'ai donc fait une petite balade de 3.8Mi depuis le labo pour rejoindre mon objectif (55 minutes en y allant tranquille). Bien entendu, une fois dans le magasin, je n'ai pas trouvé l'objet désiré. Avec un peu de regret, j'ai tout de même jeté un coup d'œil aux autres vélos et je fus aussitôt attiré par un Mongoose. J'apprécie beaucoup cette marque (mon mountain bike français est aussi un Mongoose) et j'ai donc craqué. Ok, le vélo coûte plus cher que ce que je voulais mettre au début, mais j'ai eu une réduction (série 2009 donc $50 de réduction) et puis au moins avec ce vélo, je sais à quoi m'attendre.

Pour les curieux, j'ai une petite image du vélo, désolé, mais j'ai beau chercher sur le net, je ne trouve pas plus grand.
Voici une petite photo de mon vélo :


En bref, c'est un mountain bike noir en aluminium avec 21 vitesses, une double suspension, un disque de frein à l'avant et un dérailleur Shimano.
Il ne me reste plus qu'à acheter un rack arrière et des sacoches et je serai prêt pour faire n'importe quoi, des courses à l'excursion en montagne.

Dans la série anecdote, en retournant à vélo chez moi, je me suis fait arrêté par la police (ma première fois). Je me demandais bien la raison. En fait, il est interdit de rouler sans lumière ici. Pas idiot, j'en avais acheté mais bien entendu, je m'étais dit que j'installerai le tout une fois chez moi, les routes que je voulais employer étant très bien éclairées. Je n'ai pas eu le temps de m'expliquer que le gentil policier m'expliqua que toute la soirée, il y avait une grande campagne de sensibilisation sur les lumières la nuit et qu'ils offraient des lumières gratuitement à tous les cyclistes qui en manquaient. Le charmant jeune homme qui accompagnait le policier la bombe sexuelle qui accompagnait le policier m'a donc installé des lumières avant et arrière en discutant avec moi. Conclusion, j'ai maintenant un jeu de lumière neuf encore sous blister qui ne me sert à rien. Et je n'ai qu'une envie, c'est de retrouver mon installateur de lumière.

lundi 5 octobre 2009

Universités et activités

Les universités françaises se débrouillent comme elles peuvent pour organiser divers événements afin d'obliger leur étudiants trop studieux à sortir de leur bouquin.

On peut par exemple citer "le carnaval étudiant" de l'université de Caen, j'avoue j'ai toujours été un grand fan surtout quand j'avais mon char, ou "la descente de l'Yvette" en pseudo-navire de la fac d'Orsay, là j'accroche moins, je suis pas très bateau-baignoire à moins que ce soit l'Yvette le cours d'eau le plus pollué de France le soucis.
Je sais, les soit-disant tests ont prouvé que l'Yvette n'était pas plus pollué qu'un autre cours d'eau, mais ceux qui les ont fait n'ont pas du voir les rats (je dis bien rats et non pas ragondins) de la taille d'un fox-terrier sur-alimenté ni les flux bleutés sortir de bouche d'évacuation directement dans l'Yvette au moins une fois par semaine.

En tout cas, comparées aux universités américaines, les françaises font minables. Passant ce soir devant la place de la BU, j'ai pu remarquer (ok, c'était pas difficile) 5 énormes camions de l'armée arriver tranquillement dans le Campus (quand je dis camion, il faut voir les camions américains, en gros, chacun fait la taille de 2 français). 1H30 plus tard, ces camions avaient déjà bien été vidés.
La place possède à présent plusieurs simulateurs sur des estrades ainsi que nombreuses autres activités pour les pauvres étudiants qui ne savent pas quoi faire de leur mardi (je proposerai par exemple d'aller en cours ou de bosser un peu...). Ceci se fait bien entendu alors que le Campus est censé fêter la "coming-out week". C'est un peu étrange quand l'on connait la politique du "don't ask don't tell" qui est toujours d'actualité aux states et je me demande si ce n'est pas voulu. Remarquez, je n'ai pas vu beaucoup d'arc en ciel sur le campus donc je ne sais pas vraiment à quoi sert cette semaine.

J'avoue en tout cas, que le côté militaire m'intéresse beaucoup moins que cette "coming-out week" et je trouve que celle-ci aurait due avoir lieu la semaine dernière. En effet, sur la même place il y a 7 jours se trouvait un sublime camion pompier du "Columbia Fire department" et toute la journée de charmants soldats du feu proposaient à qui le voulait de s'envoyer en l'air à l'aide de leur nacelle (ceci doit être uniquement pris au premier degrés... du moins, je le pense). Note pour les intéressés qui se reconnaitront, quand verra-t-on ça en France???

J'avoue, j'attends avec impatience de découvrir ce que nous réserve la semaine prochaine.